Je m'intéresse à la nature, faisant prendre conscience de la destruction, de l'absence et de la décadence à travers la tension qui existe entre l'analogique et le numérique.

 

Alors que les œuvres commencent peintes à la main, les pièces finales sont calculées, des œuvres numériques. Il y a de la complexité dans le processus technique. À travers des étapes de programmation, je peins à la main des coups de pinceau monochromes sur toile et les traduis dans un format généré par ordinateur afin qu'ils puissent être découpés et gravés au laser. Bien que le dessin soit programmé, il existe un espace entre la peinture initiale et la façon dont elle se matérialise sur la surface choisie permettant à chaque pièce d'être unique.

 

Par une curiosité tenace, les œuvres se situent entre une essence de peinture et de sculpture, entre le bois et le papier. Le dialogue commence ici par une remise en question du matériau, du processus et de la finalité.

 

En traduisant le traitement du matériel des approches traditionnelles à leurs homologues numériques, il existe une tension qui invite au conflit.  Découper, sculpter et perforer des surfaces par gravure avec un cutter laser révèle le stress et la collaboration entre tradition et évolution.

 

Issu d'une forte tradition artisanale, le bois et ses dérivés sont les principaux matériaux utilisés dans ma

travailler. La disposition d'un matériau à graver, couper, malléable et organique, est liée à la nature du début à la fin, impliquant ma main et mes outils défiant l'évolution du bois.

 

Je m'intéresse à la dualité : formes positives et négatives, présence et absence, obscurité et lumière. Tout comme la nature a des textures, des débris, des dépôts et des matériaux en couches, je souhaite évoquer le dialogue entre le naturel et le numérique.

Process

Process

Lire la vidéo